Mercredi 25 janvier 3 25 /01 /Jan 07:15

  Lors d'une discussion  que j'ai eue avec une demoiselle sur les compilations Kitsuné Maison, elle me conseille d'écouter le groupe SBTRKT (prononcé "Subtract") qui mêle le dubstep, la pop et des chants soul. Toujours à la recherche de nouveautés musicales, j'ai suivi son conseil.


L'homme se cachant derrière ce projet est le DJ et producteur londonien Aaron Jerome. Il est connu pour de nombreux remixes et l'album " Time To Rearrange",  réalisé en 2008 avec de nombreuses collaborations  dont le chanteur de Zero 7. (groupe que je conseille fortement)



Tout comme pour son premier projet, SBTRKT est interprété par de sublimes voix soul masculines et féminines dont Sampha, Jessie Ware, Little Dragon et Roses Gabor.


Dès les premières notes de l'album éponyme sortit en juillet 2011, le ton est donné : dusbtep teinté de pop et très mélodique. Tout au long des 12 titres qui le composent, nous sommes bercés ou invités à danser dès la première écoute.


Pour moi cet album est dans la même lignée que les grands noms du Trip-hop que sont Massive Attack, Portishead et Archive à leurs débuts.


Même s'il est difficile de conseiller des titres lors d'un album si complet ,  voici ma sélection :

Par Deforn - Publié dans : Musique
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Lundi 23 janvier 1 23 /01 /Jan 08:15

Comme beaucoup de monde,  j'ai découvert Aphex Twin (Richard D James selon son envie) en 1999 avec le titre "wondowlicker" lors d'un reportage sur Canal +. Mais le titre qui m'a plus marqué, je l'ai découvert sur sur une chaîne musicale américaine très connue tard le soir ; il s'agit de "Come to daddy".
Ce titre a été une véritable claque tant au niveau de la musique que du clip. Tout est malsain dedans, que ce soit la musique limite EBM ("Electronic Body Music" ou vulgairement appelé "Electro Gothique") ou le clip bien glauque. La voix et les sample de du morceau sont sombres et violentes. Le déroule dans un immeuble désaffecté et jonché de détritus, typique des années 90. Les couleurs sont ternes, grises, humides et froides.

 

 

Au niveau des symboles, nous avons la petite vieille qui fait référence à l'ancienne génération qui a connu la guerre. Le visage dans la télévision qui fait référence au diable avec son visage tordu et la phrase "I want your soul ! I need your soul". On y retrouve également l'hommage au film "Videodrome" avec la présence la télévision et des médias dans nos vies : ils contrôlent nos esprits
Puis l’apparition des enfants avec le visage d'Aphex Twin et son sourire figé de pervers. Ils sont menaçants, violents et les enfants du mal.
Au milieu du clip, cette comptine de quelques secondes , sorte de calme avant le retour du chaos !
Et il revient de plus bel avec les enfants qui sont déchaînés. Leur énergie négative libère le monstre qui sort la télévision. Il se libère de son cocon pour devenir un être humanoïde, immense, squelettique et androgyne. Il hurle pour effrayer la mamie, acte qui symbolise la libération de la nouvelle génération des entraves de l'ancienne.


Le clip est réalisé par Chris Cunningham, à qui l'on doit "Windowlicker" d'Aphex Twin,  "All Is Full Of Love" de Björk ou encore "Frozen "de Madonna.
Le titre "Come to daddy" est issu de l'ep du même nom sorti en 1997 et qui n'est pas du tout du même style. En effet, les autres titres sont minimalistes et indus comme sait si bien le faire Aphex Twin.  Mais le thème de l'enfance et le côté dérangeant est omniprésent.

Pour l'anecdote (source wiki), cet ep a été enregistré dans une banque londonienne que le DJ a acheté et habité. Le titre "Comme to daddy"  a été réalisé dans la chambre forte.

Par Deforn - Publié dans : Musique
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Vendredi 20 janvier 5 20 /01 /Jan 09:37

Pionnier du Stoner et bêtes de scène en live, je les ai vu en  décembre 2010  pour la tournée de Mastermind à la Machine du Moulin Rouge. Le concert était un rêve ; même si j'avais réellement découvert le groupe et sa lourde discographie trois ans auparavant. Ce concert était un pur bonheur et l'un des meilleurs fait à ce jour. En voyant qu'ils revenaient en France à La Maroquinerie pour interpréter "Dopes to infinity",  l'un des albums de base du Stoner et le meilleur de leur discographie, je ne pouvais qu'y être.

 

Après avoir assisté au concert de Lofofora dans la même salle moins de quinze jours avant ; je me demandais quelle faune j'allais avoir dans la salle. Lors du concert de la Machine du Moulin Rouge, le public était constitué des Hardos (fans de hard-rock) et fans de la première heure. Là, j'avais une population très homogène : du hardos de base allant à la famille avec enfants ados. Un mélange pas étonnant quand on sait que l'album est sorti en 1995 et que les fans de hardrock psychédélique des 70's ont retrouvé une musique similaire à leur jeunesse.

 

Monster_Magnet_-_Dopes_to_Infinity_-_Front.jpg


La première partie est réalisée par les excellents Black Spiders. Ils distillent un très bon stoner, teinté de rock sudiste. Nous réagissons immédiatement et on aurait bien aimé qu'ils jouent un peu plus. La fosse s'annonce violente pour ce soir. Le show se termine, la chaleur et l'énergie sont bien montées.

 

Monster Magnet tarde à monter sur scène et se fait désirer. Ils arrivent enfin et c'est toujours marrant de voir Wyndorf (chanteur et leader du groupe) aussi gros après l'avoir vu si maigre dans les clips des 90's. Les cures de désintoxe et l'âge ont eu raison de lui.


Les premières notes de "Vertigo" débutent le concert et le ton est donné : les parents du stoner font un show psychédélique ! Les classiques de cet album sont réalisés de façons aléatoires, mais lui donne une autre dimension en live. Nous sommes bercés puis violentés au fur et à mesure des titres. La fosse est très violente, ce qui est paradoxale par rapport au concert de Lofofora qui était pourtant bien plus violent musicalement. Régulièrement, je retiendrai une demoiselle blonde tombant sous le poids de metaleux s'écrasant dans la foule aux abords de la fosse.

Le show est intense, tout en étant envoûtant par les morceaux psychédéliques comme "All friends and kingdom come" ou le magnifique "Blow’em off".

Après un set de deux heures, le groupe fait une pause avant la suite. Nous reprenons des forces pour une demi-heure de rappel !


Monster Magnet reprend avec le puissant " Negasonic Teenage Warhead", puis un titre issu du dernier album et les cultes " Powertrip" et " Space Lord".
Le groupe a effectué un show à la hauteur de cet album mythique.  La foule était composée de connaisseurs et a été comblé.

 

Setlist :

Vertigo
I control, I fly
Look to your orb for the Warning
Dopes to infinity
All friends and kingdom come
Ego, the living Planet
Blow’em off
Dead Christmas
Third Alternative
Theme from Masterburner
King of Mars


Rappels :

Negasonic Teenage Warhead
Hallucination Bomb
Powertrip
Space Lord

Par Deforn - Publié dans : Musique
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Mercredi 18 janvier 3 18 /01 /Jan 07:28

J'ai déjà vu Lofofora deux fois en live en province, la première fois pour la tournée de "Le fond et la forme" (salle moyenne) et pour "Les choses qui nous dérangent" (petite salle). Ils étaient très différents l'un de l'autre, car le premier lors d'un festival et le second lors de la tournée des petites villes françaises.


Etant parisien depuis quelques années et voyant que Lofo faisait l'une de ses premières dates pour son nouvel album à La Maroquinerie : je me suis précipité pour une place. Bien m'en a pris ! comme moi, les fans de la première heure se sont rués pour en prendre une.


Le nouvel album, "Monstre Ordinaire" est sorti en octobre 2011; je n'ai pas eu le temps de l'écouter et de l'apprécier à sa juste valeur : me focalisant sur les classiques du groupe.


Arrivé dans la salle, l'ambiance est  bon enfant. La foule est composée de trentenaire et quarantenaire punk, metaleux ou encore rockeurs.. Le tout agrémenté de jeunes venant rallier les rangs.

 

lofofora.jpg


7 Weeks, groupe de stoner français ouvre les hostilités ! Nous réagissons immédiatement et la fosse commence à s'animer. Le ton est donné : ça va être du lourd ce soir ! Ce groupe est une belle découverte et Lofo ne pouvait pas mieux nous offrir pour commencer la soirée et nous chauffer.  Reuno fera même un petit featuring sur un titre, ce qui vaudra de monter l'énergie d'un cran dans la salle. Le set est correct et nous met en jambe avant l'arrivée des "patrons du metal ", comme ils s'amusent à le dire, suite à une chronique de leur dernier album dans un journal rock/metal.

 

Lofo arrive sur scène et nous balance la sauce. Surpris, je comprends au terme de 5 titres, qu'ils nous font l'intégrale de leur dernier album "Monstre Ordinaire". Les morceaux donnent bien, même si l'énergie des premiers albums n'est pas au rendez-vous. Mais quoi de mieux que le live pour découvrir un album de Lofo ? En effet, j'ai été scotché sur les titres suivants : "Elixir", "les conquérants", Un mec sans histoire", "Cannibales", "La beauté et la bête".


Les paroles de "Conquérants" sont lourdes de sens et Reuno est charismatique à souhait : il se pose en patron et donne une dimension pesante à ce morceau.
"un mec sans histoire" m'a hypnotisé. Je me suis rappelé la force de Lofo à faire des chansons du style "macho blues".

"Cannibales" est interprété d'une main de maître de la part de Reuno. Ce morceau est l'un des plus puissants de l'album en live.


Il est important de préciser que les concerts de Lofo sont réputés pour la communication avec les fans et Reuno a respecté la tradition. A ceux qui veulent des titres anciens, il répond qu'ils font ce qu'ils décident et que de toutes façons ce sont eux "les patrons ce soir". A ceux qui lui offrent une bière ou un joint, ll les reçoit et les consomme avec plaisir.
Le premier set est terminé, la salle est surexcitée et satisfaite du rendu du dernier album.

 

Petite pause et le rappel  commence.  Mais ce n'en est pas un que l'on nous offre, mais un second concert !
En effet, nous avons en live un best of des titres cultes de Lofo et ce dans l'ordre chronologique des albums.
Que de plaisirs que d'avoir " l'œuf", "Les gens" ou encore "Au secours" parmi tant d'autres en live.  Petit bémol pour l'intro de "Le fond et la forme" qui avait été réalisé avec brio lors de mon premier concert. Mais le batteur étant nouveau, je ne le lui reprocherai pas : intégrer un groupe de cette carrure et maîtriser une si grande discographie, n'est pas chose aisée.

Au final, ce concert était magique ! J'ai été plus que comblé par ces deux concerts en un et qui est le meilleur auquel j'ai assisté. Lofo est toujours aussi monstrueux en live et le dernier album est la preuve que le groupe est encore bien présent.

 

Set list première partie : (intégrale de Monstre Ordinaire)

Utopiste
Les Evadés
Elixir
Les Conquérants
La Merde En Tube
Le Visiteur
Ma Folie
Un Mec Sans Histoires
Cannibales
Frustrasong
La Beauté Et La Bête


Set list seconde partie : (Best of des classiques)

L’Oeuf
Les Gens
Dur Comme Fer
Au Secours
Macho Blues
Le Fond Et La Forme
Mémoires de Singes
Le Pire
Auto-Pilote

Par Deforn - Publié dans : Musique
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Jeudi 8 décembre 4 08 /12 /Déc 13:40

Le Roller Derby est LE nouveau sport qui monte. Exclusivement féminin à l'origine, il commence à se faire copier en version masculine.
En France, il commence à se démocratiser grâce à la participation de l'équipe de France aux championnats du monde, qui se sont déroulés le weekend du 3-4 décembre 2011 à Toronto.

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, à savoir, ma vision de ce sport, pourquoi il me plait et aussi répondre aux remarques vivent que j'ai pu lire dans mes contacts de Facebook : je vais faire un bref rappel de ce sport.
Le Roller Derby a connu son apogée dans les 30's aux USA. Avec le film "Bliss" de Drew Barrymore dans les années 2000 et surtout le renouveau de la culture Rockabilly ces dernières années.

Dans notre contrée de "fromages qui puent", la première équipe Pro est celle des Paris Rollers Girls créée en 2010. En novembre 2011, une trentaine d'équipes est recensée sur Facebook avec plus ou moins d'importance dans le paysage du Roller Derby français.

Le sport en tant que tel est une course de rollers entre deux équipes sur un rink. Le rink est une piste ovale de préférence inclinée dans les virages. Faute de financement et d'infrastructure pour le moment, les pistes sont plates et dessinées avec du gros scotch sur un terrain de hand-ball.

Une équipe est constituée d'un pack (4 filles) et d'une jammeuse. Cette dernière part trente secondes après le pack et a pour but de faire un tour de la piste et traverser le pack pour marquer un point. Le pack quant à lui, a pour but d'aider la jammeuse de son équipe à le traverser et empêcher celle de l'équipe adverse à le faire. (Là, je fais simple, car il y a un milliard de règles secondaires que personne ne connait, sauf les arbitres)

De préférence, les filles constituant le pack sont baraquées et la jammeuse plus fine pour se faufiler rapidement.
Un match dure deux fois 45 minutes, à raison de cessions de 2 minutes par manches. Donc, c'est vraiment un sport très physique d'endurance.



Au-delà du sport en tant que tel, il y a une véritable culture et l'état d'esprit propres au Roller Derby. Une équipe est une famille avant tout. Pour connaitre et suivre sur Facebook l'équipe des Death Pouffes de Montpellier : je peux vous le confirmer. J'ai connu cette équipe (et le Roller Derby par la même occasion) par sa capitaine que j'ai rencontrée lors d'un mariage durant l'été 2011. Si elle ne m'avait pas dit qu'elle faisait du Roller Derby : je ne l'aurai pas deviné. Elle était habillée d'une robe longue et d'été ; elle était grande et sportive. (Pas dans le sens ultra musclée, ni crevette comme peuvent l'être les tennis-women par exemple.) Elle était tout ce qu'il y a de plus féminine. Aucun signe distinctif que ce soit physique ou verbal. Pas d'indices du genre "Hey ! Je suis une Roller Derby Girl, je passe mon temps à foutre sur la gueule d'autres filles comme moi et c'est trop fendard !".

Pour avoir rencontrer l'équipe des Death Pouffes en septembre 2011 lors d'un match avec Toulouse et Metz : l'esprit de famille était très présent. En effet, dans les gradins j'ai pu voir des punks, des metalleux, des rockeurs du dimanche, des familles de tous les jours… Je me souviens d'une famille avec la grand-mère et sa petite-fille qui soutenaient énergiquement une mère de famille de 40 ans en train de jouer. C'est très représentatif de l'esprit et surtout de l'ambiance lors des matchs. L'énergie entre le rink et les supporters est complémentaire !

Pour ce qui est de la composition des Death Pouffes, il y a toutes les classes sociales et tous les physiques. Aucune réflexion, aucun jugement. Chaque fille peut porter les fameux bas résilles troués et les mini-short qui nous font fantasmer, nous, mâles en ruts. Mais messieurs, je tiens à vous mettre en garde, car au-delà des caractères bien trempés des ces demoiselles, vous pouvez rencontrer quelques lesbiennes dans l'équipe et dans les gradins. Alors si vous pensez y aller en conquérant et pour récupérer une ou deux pin-up tatouées et mignonnes : passez votre chemin !

Pour moi, ce sport est aussi violent que féminin. Pour un mec, c'est toujours marrant de voir des pin-up en mini-short se bastonner sur des rollers. Mais au-delà de ce cliché bien lourd, ce sport et son univers sont passionnants. Les filles sont épanouies, assument leur corps et suivent un entrainement hebdomadaire très physique. En effet, les accidents peuvent facilement arriver et les bleus font régulièrement leur apparition, d'où une préparation physique intense. Les filles s'entre-aident, se voient en dehors des entrainements et ont une complicité très importante.

Oui, le folklore fait qu'elles ont des noms de scènes et des attitudes trash. Mais elles n'en restent pas moins des étudiantes, cadres, femmes actives ou mères de famille de tous âges et origines ethniques. Mais ce ne sont que des apparats bien souvent et en faisant leurs connaissances, on découvre des filles au grand cœur et d'une grande finesse. *(enfin, ça dépend des moments…)


Les principales critiques négatives que je rencontre dans mon entourage portent principalement sur le côté non-féministe de ce sport. Le fameux féminisme qui refait surface depuis peu… Certes il y a des raisons pour les femmes de gueuler, mais il ne faut pas aller dans l'excès inverse non plus. Dans le cas des Death Pouffes, elles s'amusent, assument ce qu'elles font et ne dégradent en rien la vision de la femme. Sur le terrain, elles jouent un rôle qui permet de gérer une pression tant physique que psychologique. Lors du match auquel j'ai assisté, sur le terrain ça ne rigolait pas tout le temps, bien au contraire.


Pour résumer, le Roller Derby est un sport en tant que tel (comme Perceval) ; les filles ne se prennent pas le chou et ne sont pas des "suicide girl refoulées qui font du roller derby" , comme j'ai pu le lire récemment. Si elles s'amusent et sont épanouies sans faire chier le monde : de quel droit les juge-t-on ?

Sources :

Site de l'équipe des Death Pouffes

Par Deforn - Publié dans : Société
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